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« Ingénieur pour un monde meilleur ! »

Régine Merz

Nous vous proposons de faire connaissance avec une infatigable ingénieure qui, à l’aube de ses 60 printemps, voit l’avenir avec confiance, assurance et dynamisme (toujours !). Car, pour elle, la santé mentale passe naturellement par le bon travail. Bravo ! Au fait, Régine est ingénieure au Département de la Police et des Contrôles du Service Public de Wallonie, Direction de Namur-Luxembourg. (DPC)(*).

Depuis septembre 1991, Ir. Régine Merz est ingénieure au Département de la Police et des Contrôles du Service Public de Wallonie, Direction de Namur-Luxembourg. Avant d’occuper cette fonction au service de la Région wallonne, elle fut, successivement, assistante à l’Institut de Développement Rural de l’Université de Brazzaville, en République Populaire du Congo ; mais aussi, agent complémentaire de la Coopération Technique Belge, en qualité de Professeur à l’Institut Technique Agricole de Mondongo, Lisala, dans la province de l’Equateur, au Zaïre. Régine fut aussi préfète, ad intérim, de l’institut précité et responsable zaïrois du projet. Avant de devenir professeur de sciences à l’Ecole Privée à programmes belges de Bukavu, au Zaïre.

Actuellement directrice au DPC, Ir. Merz anime une équipe de plusieurs personnes, active dans le contrôle du respect de la législation environnementale des exploitations dans divers secteurs d’activité . Régine est, par ailleurs, formateur dans le cadre de diverses interventions en matière environnementale.

Le déclic ? C’est très clair ! Régine Merz

Mes parents étaient abonnés au mensuel « Le Courrier de l’Unesco ». Un jour, j’ai lu un article relatif au rôle des agronomes en regard de la lutte anti-érosive, en Amérique du Sud. Cela a vraiment constitué l’élément déclencheur. La découverte du fait que l’agriculture, mais aussi l’ingénieur – évidemment ! - pouvait avoir un rôle à « jouer » au niveau de la planète, en faveur de la conservation de notre patrimoine naturel. A cette époque, bien sûr, je ne me faisais pas une idée précise de la profession d’ingénieur, ni des études qui y conduisent… D’autre part, je ne peux pas vous cacher cette anecdote : j’ai découvert dans les colonnes, au même moment, alors que je me trouvais chez ma grand-mère, un article publié par le magazine « Femmes d’aujourd’hui » consacré aux ingénieurs agronomes. Ce fut un concours de circonstances avec confirmation. Plus question, dès lors, d’envisager une autre formation…


J’étais en latin-grec. Et pourtant…

J’ai suivi des études secondaires en latin-grec, ce qui signifie pas plus de trois heures mathématiques par semaine (…). J’ai débuté mes études d’ingénieur avec un très gros handicap en maths ; ce fut une très rude épreuve ! Je suis entrée à la Faculté des Sciences agronomiques de Gembloux, (actuellement GX Agro-Bio Tech) sans examen d’entrée. Certes, cela m’a valu de répéter un an mais je suis arrivée au bout, tout de même. Ce sont des difficultés surmontables. D’ailleurs, je n’étais pas la seule de ma promotion à connaître cette situation.

On n’en parle jamais !

Oui, il y a une organisation qui permet de rattraper le retard des étudiants ( !). A l’époque de mes études, il existait déjà des cours de rattrapage en mathématiques. Je conseille à tout un chacun de s’informer au sujet de cette forme d’aide efficace.

Régine Merz

« Ingénieur pour un monde meilleur ! »

Régine Merz

C’est le slogan de l’association des ingénieurs issus de Gembloux Agro-Bio Tech. C’est l’ingénieur qui est proche de la nature, avec un objectif qui peut être écologique et/ou technologique. Un regard sur cette belle nature, pour mieux la protéger et la préserver, par le biais des nouvelles technologies. La principale qualité de l’ingénieur, quelle que soit la filière de formation, réside dans le fait de former un homme ou une femme qui puisse s’adapter. L’ingénieur doit pouvoir s’adapter à toutes les situations. On lui pose n’importe quel problème, il ne va pas donner la réponse tout de suite mais il sait où trouver les éléments de cette réponse. Car, le métier d’ingénieur développe l’esprit d’analyse et l’esprit critique. C’est évident. La formation d’ingénieur ou de bioingénieur, en l’occurrence, offre un tel panel de possibilités de tâches et d’épanouissement qu’on n’est vraiment pas limité dans l’orientation de sa carrière.

Moi qui suis dans l’administration, j’en profite pour souligner qu’il y a de belles carrières d’ingénieur à accomplir, très intéressantes. Il s’agit, en effet, de vrais boulots d’ingénieur. C'est au quotidien, que l'ingénieur rencontre sinon, l'innovation, certainement la nouveauté et la diversité dans les problèmes à résoudre, les informations à traiter, les décisions à assumer, quel que soit "le métier": la recherche, la construction de tous types, l'expertise....et même l'administration. Car, c'est finalement dans l'administration du Service public de Wallonie que j'exerce mon métier d'ingénieur, dans toute sa richesse et la complexité des techniques, des procédés et aussi des contacts humains.

Bref, rien n'est banal ni monotone dans le quotidien de l'ingénieur: on ne s'ennuie jamais ! Et si il fallait repartir à zéro, je recommencerais les mêmes études, sans hésitation; pour l'ouverture aux problèmes, l'étendue des compétences et des connaissances, l'exercice de la réflexion et le rôle social de la fonction ».


(*)Le département de la Police et des Contrôles contribue, de manière préventive (contrôles) et répressive (police) aux respects des lois, arrêtés, décrets et autres dispositions légales qui tendent à préserver le patrimoine naturel wallon et l’environnement, au sens large. Elle le fait dans le but de réduire au maximum les infractions environnementales et de traduire les auteurs de ces infractions devant les Cours et Tribunaux - ainsi que des Fonctionnaires « sanctionnateurs» locaux et régionaux -, en collaboration avec les acteurs concernés comme la police domaniale, le Parquet du Procureur du Roi, la Police fédérale, les Polices locales, le service des Douanes du SPF Finances et l’AFSCA (Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire).